samedi 3 février 2018

Savonnières en Perthois vu par Dolores

Je ne pouvais pas finir joyeusement ce mois de janvier sans aller trainer ma carcasse dans une grotte, toi lecteur habitué a mes aventures boueuses et vertigineuses , tu te dis : mais comment a t elle pu s'embarquer dans ce nouveau périple a savonnières en Perthois ( si si c'est la que j'ai été ) en ce qui concerne la spéléo sache que je ne suis pas à l'origine des situations foireuses dans lesquelles je me retrouve, merci Fred ...



MAIS QUI EST FRED ???? un spéléologue chevronné, calme et patient, la pédagogie ,l'envie d'apprendre aux autres il a ça dans le sang, et ça me plait.
Je le soupçonne d'avoir reniflé a des km à la ronde mon big love pour les situations insolites en me proposant de pratiquer la spéléo autre que dans des grottes dites écoles, avec mon mental de claustro c'était pas gagné. Et pourtant, 5 ans après ma dernière grotte je me suis retrouvée dans les étroitures folles de chawresse-veronika , parfois au bord de la panique « non non je t'assure mes fesses elles passent pas » mais après les avoir passés « bha oui une taille de guêpe ça passe partout » après avoir rampé dans des endroits ou je ne pouvais même pas lever la tête.... le truc s'est produit, le coup de foudre, les papillons dans le ventre ( non je n'avais pas faim) et c'était bon, mon cœur était passé du côté obscure ....mais ne nous égarons pas .

Je vais ici te raconter mon petit séjour dans la carrière de savonnières en Perthois, la ou le temps s'arrête, d'ailleurs on a zappé le matin, oui c'est comme ça, ne me demande pas pourquoi c'est la magie de la savonnière . AMBIANCE COLONIE DE VACANCES
27 personnes autour de la table, des sacs de couchages, 2 licornes ( je n'en dirais pas plus) un succulent plat de spahettie....

La première nuit j'ai élégamment roulé dans mon sac de couchage jusque bien 5m de l'endroit ou je m'étais endormie, me demandant tout de même au réveil ce que je foutais la, comme un vieux lendemain de cuite .
Je me retrouve donc entouré de vrais spéléos, des guerriers et des wonder women version souterraine, alors que moi je sais à peine placer mon matos correctement sur mon harnais,

-c'est partiiiiii,
on rentre par la sérieux? dans la chatière... il y'a quoi après ??? Y aaaaaaa quoi ? Une descente , ok, pas un parapluie ?non oufffff ( parapluie =technique de descente que je ne maitrise pas terrible)
-Liiiiiiibre, c'est à moi, Carle c'est bon mon matos ? Merciiiii ( Carl est mon juvénile compagnon de cordée, jeune mais 1000 fois plus expérimenté que moi)
-TJS pas de parapluie ? Non ? Tant mieux... une grosse flaque d'eau, évite de mettre tes bottes dedans elles sont plus étanches, éviiiiiiite bigre j'ai les pieds trempés....
on continue, hey coucou Fred, « la dégaine c'est un déviateur, ne te longe pas dessus, tu l'enlève et tu remet la corde dedans » hein ??? quoi ??? je fais quoi ??? OK ....
« remettre la dégaine, remettre la dégaine....CLICK... yes elle est dedans »
mais que c'est beau ici, comment j'ai pu passer toutes ces années sans faire de spéléo, la trouille surement, ben oui ça doit être ça .... il y'a quand même beaucoup d'eau , et si le niveau monte , c'est possible Carl ??? tu ne pense pas....non .... ça m'arrange.... je descends , wow comment je me sens trop légère sur ma corde, je suis a l'aise par rapport a ma dernière grotte, je râle moins, je demande tjs l'approbation a mon jeune compagnon avant de passer ma corde ou ma longe ou que ce soit ....
oh un déviateur encore ...je fais ma clé....j'essaie d'atteindre la dégaine de l'enfer à une main vu que malgré la sécurité j'ai peur de lâcher la corde , Carl me conseille de la lâcher, que ma clé la bloque , OUI normalement mais la mienne c'est pas sur , allez je lâche, HAAAAAAA ben oui ça tient, effectivement je m'en sors mieux avec 2 mains....ça passe mais wouuuuu la cascade dans le dos....

la on doit remonter, mais du coup il faut attendre que les autres descendent, j'ai froid, Fred m'enroule dans sa burkannette, sorte de petite bâche, c'est déjà pas mal, mais le plaisir est au max quand on place la bougie( voir photo) ...qu'ils prennent bien leur temps pour descendre, moi je suis trop bien, mais que dirais Cristina ??? ca va pas du tout ma chewiiiii NON c'est vrai la chaleur avant le glamour, j'ai un peu l'air d'un allumoir....

tout le monde sait que je suis une nana détraquée avec un petit côté schizophrène , un peu angoissant mais finalement assez sympathique....et la sur 30 m de remontée j'ai eu le temps de faire le point avec l'autre....

HE la cascade la, on va se la prendre dans la tronche, haaaa on remonte en plein dedans en fait
nan mais c'est horrible je vais crever ...allez profites, jamais t 'aurais cru faire ça un jour,
on en a pas vraiment parlé avant du risque de noyade , était ce bien nécessaire de passer par la ?
Profites je te dis, avoue que ca en jette c'est impressionnant la violence de cette cascade, ben elle m'empêche de respirer quand même, oui mais ne serait ce pas un des meilleurs moments de ta vie...premier p30 première cascade ( fais un vœux) ... en plus la bretelle est trop serré j'ai la partie intime complètement écrasée ....
tu as remarqué lecteur, je te parle d'admirable cascade, de la magie de ce moment hors du temps, et de clitoris explosée par un mauvais réglage de bretelle tout ça dans le même paragraphe...la poésie c'est mon dada .

Enfin je viens a bout de cette remontée infernal, la suite se passe dans les méandres de la grotte, et là je suis complètement dans mon trip, des étroitures , des petits passages d'escalades, parfois des positions un peu excentriques, j'ai l'impression d'être une limace qui arrive a se faufiler partout, la bave en moins , par contre n'ayant pas mon guide baraqué habituel (oui Fred c'est de toi que je parle ) je n'ai pas de repères car Mattéo étant plus svelte que moi c'est pas sur que si lui il passe, moi je passe aussi , mais ça été quand même, j'ai tendance a avoir un coup de stress si je n arrive pas a bouger la tête ( ben oui je vais ou si je peux pas regarder autour de moi ), mais dans l'ensemble je me suis sentie plus à l'aise, même sur les cordes ( a partir du moment ou j'étais sur de ne pas faire de parapluie) je n'ai pas beaucoup râlé, j'ai le pas plus sur, je suis tjs un petit boulet « matteooooo t'es ouuuuuu j' te vois plus » mais je pense que ce n'était pas trop vu qu'a la sortie il ne m'en a pas collé une,

encore une chouette expérience, je remercie chaleureusement Fred , sans qui cette aventure n'aurait pas été possible, mais aussi grand merci a Carl qui a supervisé mon matos lors des descentes, et a Mattéo qui nous a guidé dans les méandres...
ET merci a chouchou d'avoir les mêmes délires que moi....

mardi 30 janvier 2018

une randos prévu le 10 mars
départ de la maison de Léaucout (Pecq) jusqu'au mont St Aubert
aller retour (+/-20km)
Possiblitée de faire 10km, nous laisserons une voiture au sommet du mont
départ prévu 10h00
renseignements voir Gérard Courcelles

mercredi 17 janvier 2018

Galerie des sources vu par Dolores



j ai vu de la lumière je suis rentrée... que dire du monde souterrain?? je ne le connais pas encore assez bien pour en parler pdt des heures comme je peux le faire en trail ou en escalade... il faut que je m habitue à ce monde ou les cordes ne sont pas dynamiques et ou on ne fermes pas forcément les mousquetons 🤔 la ou tout est humide et glissant... mais où ca vaut la peine d aller par ce que les concretions c est aussi beau que les paysages ...( bon dans celle la malheureusement il y a eu du vandalisme ..la bêtise humaine) par ce que finalement c est amusant de ramper dans des boyaux ou j ai vraiment pas l impression que ca va passer et de grimper en bottes hello kitty dans des entonnoirs, ou l opposition est de rigueur alors que tout ce que je veux c est des grosses prises...quand a plusieurs moment l autre ( je suis pas toute seule dans ma tête) me conseille de me barrer par ce que on est peut être pas fait pour ce genre d étroitures.

des moments de stress quand on te confirme que c est le bon chemin mais que attention il y a 5 m !!! mais 5 m de quoi? de vide? de puit à remonter..vite comprendre que je suis la seule à qui cette histoire de 5 m perturbe...et continuer en râlant....oui je râle bcp pour la forme mais en vrai il n y avait pas de quoi vermifuger un nain de jardin...c est juste que j ai un esprit tordu...et puis j ai peur qu' on perde la clé de la porte ou que quelqu' un vienne boucher l entrée pour je ne sais quelles raisons obscures...un speleophobe?? peu probable...mais dans mon monde tout peux arriver 😂😂😂
trouver des oeuvres d arts oui les spéléologues sont des artistes, big ben, la tour Eiffel, l atomium, un avion et même un phallus de taille plus que correcte ( si c est un auto portrait je serais curieuse de rencontrer l artiste 😁)
voilà voilà où commence mon nouveau kiff de spéléo ..

Dolores

vendredi 12 janvier 2018



RAPPORT GARDECHE SEPTEMBRE à DECEMBRE 2017

6 et 7 septembre. Bartasse sur le secteur de la baume des Guêpes. L'occasion de trouver un aven    (D3) bouché au fond d'une dépression de petite combe et au pied d'une falaisette de quelques mètres. 
Une vingtaine de mètres en aval, un petit départ (D4) dans des roches en surface. Je crains une petite faille de Lapiaz. Comme c'est proche de l'aven bouché.... pourquoi pas.

     

La dépression du D3, son fond est bouché,                                 Départ du D4 (2)
Une arrivée en paroi à voir. (1)

8 septembre.        Je montre ces deux nouveaux points à Jean Bernard, puis nous reprenons une      séance de désob et de remontée de gamates du fond de l'aven des Guêpes.

10, 11, 16 septembre. Je retourne sur les deux points précédents. 5 pailles dans la faille du lapiaz.
 Finalement, celle ci tourne et s'enfonce entre des gros blocs disloqués qui semblent venir de la chute très ancienne à cet endroit du prolongement de la falaisette du D3. J'abandonne. 

                       
    La faille s'enfonce et tourne à gauche. (3)                            Fond du couloir dans les blocs.  (4)
        
Quant à l'aven bouché D3, j'agrandis et vide le petit conduit pénétrant dans la falaisette. Comme je le pensais, ce n'est qu'une arrivée de surface se jetant à une époque dans l'aven.
                                                                                 Le conduit vidé. (5)
Ce dernier nécessitera une bonne équipe si on veut s'y attaquer. Mais il est à craindre qu'il soit fortement rempli.

18 septembre. Je rejoins la forte équipe qui travaille sur la Reinette (voir Blog du Gasoil) pour donner un coup de main en vue de la radiolocalisation par balise post-siphon. L'occasion de revoir Daniel Chailloux à l'oeuvre avec son matériel. Après une bonne séance de débroussaillage, car évidemment le point recherché est en plein milieu d'une zone inextricable, Daniel le définit avec exactitude. 

2 octobre.      Nouvelle séance désob à l'aven des Guèpes et les éternelle gamates à remonter.

7 octobre.      Bartasse stérile dans le secteur et petite séance de désob au D5; légère voûte affleurante   que j'avais trouvé fin août et oublié, mais heureusement retrouvée par Jean Bernard qui l'a attaquée.

9 octobre       Nouvelle séance désob à l'aven des Guêpes avec Jean Bernard. 25 gamates remontées     et l'ouverture au fond d'un pertuis donnant un mètre plus bas sur un couloir bas et voûté d'environ deux mètres de long, mais au sol désespérément bouché.
On va abandonner quelques temps, car maintenant, il faudrait être à trois.
 
    Trou du pertuis dans le sol  (6)                                             Fond du couloir bas  (7)
                                                                 Croquis actuel.  (8)

17, 20, 22, 23 octobre. Je reprends les travaux au B2, laissé de côté depuis le 1er semestre.
 Début d'agrandissement du P3 impénétrable (suite du P2 sous la coulée). 10 pailles pour commencer puis perçage + marteau + burin dans un argile calcité et compact qui résiste. Vraiment pénible !
                                         
        Entrée agrandie du P3.   (9)                                                Le P3 qui plonge impénétrable. (10)

29 et 30 octobre. Week end en Lozère. Sur l'invitation de Guido Goossens, que je remercie visite d'Amelineau dans les gorges de la Jonte, avec entre autres: le club spéléo SC33 de Koortrijk.
Superbe visite. La cavité protégée est ouverte une à deux fois par an.
                     
Quelques modestes photos  de petits coins.  (11,12)
 
(13,14)
(15)
Après midi: ballade sur le causse sous le soleil et découvrir dépressions et dolines cultivées typiques.
Dépression. (16)
Doline.  (17)
Le lendemain matin, visite des parties non touristiques de la grotte rose de Dargilan.
Le fameux clocher. (18)
( Faute de batterie, pour d'autres photos, allez sur le Net...)
L'après midi, balade sur le site minéral de Montpellier le Vieux en plein Causse hyper ventilé et glacial ( les jours se suivent mais ne se ressemblent pas sur le Causse !)

Du 3 novembre au 15 décembre. Onze séances l'après midi d'agrandissement dans le P3 au B2.
34 pailles utilisées et à chacune un bon kit de gravats à remonter et sortir en surface. Il n'est pas question de "saloper" la cavité.
Quatre mètres plus bas, j'arrive dans le haut d'une très belle diaclase.
La fenêtre à agrandir donnant sur la diaclase.  (19)
 Celle ci vraisemblablement formée par un décollement du massif. Les deux parois sont verticales et plongent de  5 à 6 mètres environ. Celle de gauche couverte de calcite couleur argile. Celle de droite blanche à beige avec un beau concrétionnement.
                   
           Plafond de la diaclase  (20)                                                           La diaclase  (21)
 Le fond à environ 5 à 6m lui aussi très clair et cristallisé part en pente sous la paroi droite, mais aussi semble t'il à l'aplomb de la fenêtre. Le plafond est couvert de stalactites draperies et coulées. En face, la diaclase est barrée par une très belle coulée claire sur toute la hauteur. Il devrait y avoir vers les 2/3 possibilité de passer derrière après un petit élargissement, car la diaclase semble continuer.
Le gros problème est pour l'instant l'impossibilité de descendre sans agrandir ! 
Cela signifie faire tomber les gravats des tirs, donc dégrader...
En effet la fenêtre fait de 17 à 27 cm de large. Derrière la coulée que l'on voit sur la photo (19) se cache des stalactites; il n'est donc pas question non plus de les briser en passant à travers, même si c'est la solution la plus facile.

La première étape consistera à creuser la paroi gauche dans sa partie avant la fenêtre, puis pour la partie dans le vide au dessus de la diaclase, construire une cage métallique avec grillage et bâche à fixer contre la paroi à agrandir pour y récupérer le maximum de gravats et leur éviter la chute et les dégradations consécutives.
Condamnation provisoire de la fenêtre  avant creusement de la paroi gauche (22)
Bon courage mon garçon !
Remarque: Oui, je sais. Avec les pailles c'est peut être plus long, mais on gère mieux l'avancée et la taille des agrandissements en minimisant les dégradations. 
Ouvrir une cavité tout en la respectant, c'est respecter les autres pour leur permettre de l'apprécier.
Dans la mesure où ils la respectent......
A bon entendeur du sud, salut.

Participants: Jean Bernard, bien sûr, l'indéfectible.

Les membres du Gasoil, les plongeurs et tous les présents sur le site de la Reinette.

Le SC33 avec mes remerciements pour leur sympathique soirée à Meyrueis;
Gael et sa famille du SC.Aubenas.
Messieurs Sahuquet, Pratlong et le propriétaire de la grotte de Dargilan pour le temps qu'ils nous ont consacré à la visite de leur grotte.
Guido Goossens pour cet excellent Weekend.
Et tous ceux que j'ai oublié, C'est l'âge !

Le Gardèchti.





                 

mardi 12 septembre 2017



RAPPORT GARDECHE AVRIL à AOUT 2017

4, 6, 21 Avril. C'est bon: je passe au B2 (voir rapport 1er trimestre).
                        Le puits d'environ 1m de large descend en forte pente argileuse et ressaut sur 8 mètres.
Ph1: Début du puits (P2)
Ph2: le P2 au 1er palier
En bas du P2,sur la droite une coulée obstrue la suite du puits. Trois petites ouvertures, environ 40x20cm donnent sur une niche en pente forte vers une autre ouverture de dimension similaire, accès à la suite (P3) Ph 3 & 4.
Quelques pierres lancées laissent penser à une chute d'une hauteur similaire d'environ 8 mètres.
Ph3: une des trois ouvertures dans la coulée.
Ph4: autre ouverture d'accès.
En bas du P2, sur la gauche, un petit passage bas en se coulant entre les concrétions donne accès à une salle d'environ 6x4m bien concrétionnée. Ph 5 à 8.


   Photo 5: Dans l'entrée de la salle
Ph 6: dans la salle.
                                                                                                                 Ph7: Vers la diaclase.                                   
Ph8: Plafond typique de la cavité.
Dans cette salle sur la droite,une petite escalade donne accès à une diaclase étroite et courte. Photos 9 à 11.
Ph 9: Fond dans la diaclase.
Ph 10: Draperie corrodée dans la diaclase.
Ph 11: Plafond dans la diaclase.
Dans la salle sur la gauche, une petite conduite impénétrable au début (plancher stalagmitique) et en pente, donne accès vers un autre petit puits (P4), lui aussi d'environ 8m (au son).. L'élimination du plancher (argile sur calcite) permet de me glisser dans celle ci. Au bout la conduite plonge fortement vers une petite ouverture qui donne accès à la suite. La forte pente et l'exiguïté me font abandonner une tentative de désob à cet endroit. Photos 12 à 14.
Ph 12: Entrée de la conduite.
Ph 13: La conduite en cours d'agrandissement.
Ph 14: Fin de la conduite et accès au P4.
A droite de la conduite, entre des lames où j'ai stocké discrètement les gravats invisibles, il est possible de se glisser. Après quelques mètres de contorsions, un espace plus large donne sur un nouveau regard vers un puits de même profondeur. En fait, ce regard donne (invisible) dans le plafond de la conduite !!!
La poursuite de l'explo passe donc par la suite du P2 vers le P3. Celle ci étant dans une coulée, nul doute que les parois en dessous doivent être concrétionnées (contrairement à l'accès par la conduite au P4). Elargir à la paille, même petite, c'est envoyer des gravats avec le risque de casses.
N'ayant plus de caméra en fonctionnement, je ne peux vérifier.
Il y a donc là un dilemme, un choix entre la protection et la découverte.
Je n'ai pas encore tranché.

9 avril. Retour à la Sablière dans un petit aven où j'avais travaillé au printemps 2015 dans un laminoir. Au bout de 3 pailles, j'abandonne: trop dur et absence de courant d'air.

25, 28 avril & 1 mai. Dans le secteur du B2, je m'attaque au B10: un couloir bas dans une falaisette.
Après 6 pailles dans un pont rocheux très récalcitrant, je passe. Photos 15 à 17.
Ph 15: Entrée du Bec 10 ou trou du rouge gorge.
Dans l'ombre au fond: le pont rocheux
.Ph 16: Le pont rocheux avec inscription.
Ph 17: Inscription feutre. A priori:
14/.../87
JM
Je fais une dizaine de mètres avec au bout, un court laminoir à creuser, puis le couloir tourne à gauche et bute sur nouveau pont rocheux et concrétions. 
En l'absence de courant d'air (on n'est pas dans l'Aude), j'abandonne. Photos 18 à 20.
Ph18: Le couloir vu du milieu.
Ph 19: Le court laminoir à creuser.
 
Ph 20: Le fond.

30 avril & 18 mai. Bartasse sur St André de Roquepertuis dans la ravin de Barbaquière. 
                               Vu trois petits départs. Photos 21 à 23.

Ph 21: Trou type renard
Ph 22: Trou 3m au dessus, doit être en relation.
.Ph 23: autre départ.

2 mai. Réouverture de l'aven Jana, pour permettre à l'archéologue d'entamer sa fouille et son étude sur la sépulture multiple. Retrait des blocs et pierres cachant l'entrée et pose d'une grille. Quinze jours après, travail inverse: pose d'un feutre de chantier sur la fouille de surface et couverture de celui ci (environ 4x2m), et fermeture de l'aven grille plus blocs.
 Travaux effectués avec l'équipe du club de St Privat.

9 mai. J'amène mon collègue allemand Jan, à l'aven "Jan" que j'avais trouvé en novembre 2015. Il ne   l'avait pas encore visité. Il peut y faire une première dans un couloir que je lui avais laissé.                  Photos 24 à 26.
Ph 24: Fond de l'Aven Jan.
Ph 25: Ca se fête.
(A consommer avec modération)
Ph 26: Sinon la sortie sera difficile Jan !
Il y a une désob possible au fond, mais il faudra aménager un échafaudage grillagé contre la pente pour stocker les pierres. Encore faudra t'il le faire passer par l'entrée ( je ne suis pas un adepte des agrandissements intempestifs. Il faut garder le caractère sportif à la pratique de la spéléo).
J'en profite pour lui montrer l'aven Jeanne que j'avais trouvé dans le même secteur en juin 2016.


 2 juin. Aller et retour jusqu'au siphon dans Baume Salène: à cette date, cela passe,mais juste...
 TPST: 2h30. L'occasion, comme souvent de rouvrir le passage ensablé du court circuit. Il faut  compter 40 minutes du siphon à la sortie.

Juillet. La venue de Fred dans le Vaucluse lui permet de faire deux incursions dans le Gard.
Cette année pas de puits. S'il était venu un mois plus tôt ou s'il m'avait prévenu lors de son          passage dans le Gard au premier trimestre, on aurait pu faire une grosse sortie...
 Histoire de ne pas perdre les habitudes de la spéléo sportive à la belge, je lui ai choisi deux réseaux à étroitures que je ne connais pas ou peu (région de la Cèze).
Le premier: joli réseau pour ses concrétions, la plupart à portée de mains. Le réseau est un peu labyrinthique avec étroitures, mais le gros problème est un sol gras qui condamne à terme irrémédiablement les beautés de celui ci. Une porte ou la fermeture de ce réseau aurait été bien nécessaire. La présence de CO2 dans la grande salle déclive nous a empêché de faire l'intégralité.
Le second: l'aven A..... Réseau lui aussi étroit, mais avec l'avantage d'avoir un sol pratiquement sans argile ce qui lui permet de garder un aspect très propre. Se déchausser à certains endroits est conseillé et regarder. Photos 27 à 31.
Ph 27.
Ph 28.
Ph 29.
Ph 30.
Ph 31: Bon! C'est fini Fred. On sort oui ou non ?

20 juillet. Une grotte sur la cèze avec Olivier et guidé par Régis pour voir une partie que je n'avais  pas eu l'occasion de parcourir en 2010 et 2013. Là aussi, une forte fréquentation dans un  réseau argileux montre en quelques années une rapide dégradation. Faudra t'il en venir à  mettre des portes partout ? Pourra t'on encore "publier" longtemps sur le Net ? Ou faudra t'il revenir au bulletin papier de club partagé entre amis spéléos ?
Mais n'y a t'il pas avant tout une véritable éducation du spéléo en matière de "Protection" et donc de "Respect" tant des autres que des cavités et de leur patrimoine ? Photos 32 & 33.
Ph 32: Champignon ?
Ph 33: Pâtes ?

Août. Cinq séances de remontées de terre et de pierres avec J.B, à l'aven de la baume des Guèpes. 
 Au fond (-7), le puits incliné forme une cloche sous la pente. Les parois semblent partir verticalement. Du coup le puits va passer d'un diamètre  de 1,20m à un ovale de 1,20 sur 2,50m. C'est à dire deux fois plus de remplissage à remonter..... Il faut espérer que cela change vite de forme.

Participants: Jean Bernard et Philippe.
Fred.
Jan et Reiner
Régis et les membres de son club.
Olivier.
Le Gardèchti.